Neuroleptiques et effets secondaires
Home » Neuroleptiques et effets secondaires facebook

ARRI Vol. 19, No 1, 2005

Rejet du Risperdal pour l'autisme

La FDA a refusé à Johnson & Johnson l'autorisation de commercialiser le Risperdal (rispéridone) comme traitement de l'autisme. Bien qu'aucun motif n'ait été évoqué publiquement, ce médicament - largement prescrit aux patients atteints d'autisme - est réputé entraîner des prises de poids sévères, une perturbation des niveaux de glucose sanguin, ainsi qu'un certain nombre d'effets secondaires graves.

Adderall, Ritaline, Seroquel : de nouvelles études tirent la sonnette d'alarme

De nouvelles mises en garde ont été émises quant aux dangers de deux médicaments couramment administrés aux enfants autistes, dont l'un est maintenant interdit par le gouvernement canadien.

En février dernier, Santé Canada, l'agence canadienne de réglementation des médicaments, a demandé à Shire bioChem, le laboratoire qui produit l'Adderall XR, de retirer ce médicament du marché canadien "suite à des cas de décès spontané, de décès par arrêt cardiaque et d'accidents cardiovasculaires chez des enfants et adultes consommant les doses préconisées d'Adderall et d'Adderall XR" (la forme posologique à libération immédiate de l'Adderall n'a jamais été commercialisée au Canada).

Cette décision de Santé Canada a été prise suite à un examen minutieux des données d'innocuité fournies par Shire. Celles-ci révélaient l'existence, à travers le monde, de 20 cas de décès spontané de patients prenant l'une ou l'autre forme de l'Adderall. "Ces décès", a précisé Santé Canada, "n'étaient imputables ni à un surdosage, ni à une utilisation à mauvais escient, ni à une consommation abusive du médicament". Quatorze des patients ainsi décédés étaient des enfants.

De même, en février dernier, des chercheurs basés au Texas avaient noté que chacun des 12 jeunes patients depuis peu sous Ritaline (méthylphénidate) qu'ils avaient pu étudier, présentait une multiplication très notable d'anomalies chromosomiques. De telles anomalies constituent un risque accru de cancer.

Randa El-Zein et al. ont recherché trois types d'anomalies chromosomiques dans les lymphocytes sanguins périphériques d'enfants avant démarrage d'un traitement classique de Ritaline et trois mois plus tard. Leurs constatations ont été les suivantes : "Chez tous les sujets de l'étude, le traitement a entraîné une multiplication par 3, 4,3 et 2,4 respectivement du nombre d'aberrations chromosomiques, des échanges de chromatides s�urs et de la fréquence des micronuclei".

Ces constatations, estiment-ils, nécessitent des recherches plus approfondies, "en particulier aux vues des liens bien documentés existant entre l'augmentation des aberrations chromosomiques et celle des risques de cancer".


"Santé Canada suspend l'autorisation de commercialiser le produit Adderall XR®, un médicament prescrit pour traiter les troubles d'hyperactivité avec déficit de l'attention (THADA) chez les enfants", communiqué de Santé Canada du 9 février 2005, http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/advisories-avis/2005/2005_01_f.html

- et -

"Cytogenetic effects in children treated with methylphenidate", Randa El-Zein, Sherif Abdel-Rahman, Matthew Hay, Mirtha Lopez, Melissa Bondy, Debra Morris et Marvin Legator, Cancer Letters, février 2005. Adresse : Marvin Legator, Department of Preventive Medicine and Community Health, University of Texas Medical Branch, 2.102 Ewing Hall. Galveston, TX 77555-1110.


ARRI Vol. 19, No 1, 2005

Les antipsychotiques atypiques de nouveau incriminés pour leurs graves effets secondaires

La recherche continue d'établir un lien entre certains antipsychotiques dits de la deuxième génération, et des changements métaboliques présentant pour les patients des risques d'apparition d'un diabète de type 2, d'accidents cardiovasculaires et de maladies cardiaques.

Dans une récente étude, B. L. Lambert et al. se sont intéressés aux dossiers de patients schizophrènes suivis par le système de santé californien, chez lesquels est survenue une hyperlipidémie pendant la prise d'un médicament antipsychotique. Caractérisée par un taux élevé de lipides dans le flot sanguin, l'hyperlipidémie constitue un risque notable pour les artères coronariennes.

Les chercheurs ont constaté que contrairement à ceux consommant des antipsychotiques plus anciens, les patients sous olanzapine (Zyprexa) sont beaucoup plus susceptibles de développer une hyperlipidémie. La clozapine (Clozaril) présente également, bien que dans des proportions moindres, un risque accru d'hyperlipidémie.

Une autre étude établit également un lien entre les psychotiques atypiques et une résistance à l'insuline, pathologie dangereuse dans laquelle les cellules musculaires, adipeuses et hépatiques ne parviennent pas à utiliser l'insuline de manière satisfaisante. Cette résistance à l'insuline, qui finit par causer une élévation des niveaux de glucose dans le flot sanguin, constitue pour le patient un risque de diabète de type 2 et de maladie cardiovasculaire.

Mark Riddle et al. ont évalué 11 enfants présentant une prise de poids importante lors de la prise d'olanzapine, de quetiapine (Seroquel) ou de rispéridone (Risperdal). La prise de poids est l'un des effets secondaires classiques de ces médicaments.

Les chercheurs ont constaté que les six enfants consommant des doses modérées ou élevées de l'un de ces médicaments, ainsi que trois des cinq enfants prenant des doses plus faibles, présentaient les signes d'une résistance à l'insuline. Parmi les signes retenus : une tension artérielle importante, un accroissement des niveaux de triglycérides, des niveaux insuffisants de "bon" cholestérol, ainsi qu'une élévation des niveaux de protéines dans les urines.

"La résistance à l'insuline constatée chez ces enfants était en réalité supérieure à ce que l'on aurait pu imaginer aux seules vues de leur prise de poids", a estimé Mark Riddle, principal auteur de l'étude, "ce qui laisse penser que la résistance à l'insuline pourrait être induite par un facteur indépendant de la prise de poids".

Cette nouvelle étude vient donc étayer la thèse établissant un lien entre les antipsychotiques atypiques et des changements métaboliques potentiellement dangereux (voir l'ARRI 18/2, 16/4).


"Association between antipsychotic treatment and hyperlipidemia among California Medicaid patients with schizophrenia", B. L. Lambert, K. Y. Chang, E. Tafesse et W. Carson, Journal of Clinical Psychopharmacology, Vol. 25, No. 1, février 2005, 12-18. Adresse : B. L. Lambert, Department of Pharmacy Administration, University of Illinois, Chicago. IL 60612-7231, [email protected]

- et -

"Antipsychotic drugs linked to insulin resistance in children", communiqué, John Hopkins Medical Institutions, 20 octobre 2004. Etude présentée au congrès annuel de l'Académie américaine de psychiatrie infantile et adolescente, Washington DC, octobre 19-24, 2004.


ARRI Vol. 19, No 3, 2005

Le Cylert perd l'agrément de la FDA en raison de sa toxicité

Le Cylert (pémoline), médicament prescrit pour des troubles allant de l'hyperactivité avec déficit de l'attention à l'autisme en passant par des troubles associés, s'est vu retirer son agrément par la FDA mais ne sera pas pour autant retiré du marché. Les pharmacies demeureront en effet autorisées à écouler les stocks de génériques du médicament dont la production a été interrompue par les laboratoires Abbott en début d'année.

Les données permettant d'établir un lien entre le Cylert et des affections graves du foie allant jusqu'à nécessiter des greffes de foie ou entraîner la mort, ont commencé à affleurer dans les années 1970. Pourtant, la FDA a maintenu son agrément tout en demandant en 1996 au laboratoire d'apposer sur son emballage une mise en garde de niveau maximal aux vues des risques d'affection du foie. Cette mise en garde a été ensuite renforcée en 1999. Pourtant, depuis cette époque, 21 nouveaux cas d'affections du foie, dont 13 ayant entraîné la mort ou nécessité une greffe, ont été signalés à la FDA. Comme l'a indiqué le groupement de défense des consommateurs Public Citizen qui a milité pour l'interdiction de ce médicament, "seulement environ 10 % des effets secondaires étant signalés à la FDA, ces chiffres ne peuvent être qu'en-deçà des chiffres réels". Ce médicament est déjà interdit au Royaume-Uni et au Canada.

Public Citizen critique la décision de la FDA de ne pas interdire le Cylert en estimant que, "eu égard les risques pour la santé et la vie des enfants et des adultes consommateurs de ce médicament, la FDA et les compagnies pharmaceutiques concernées font preuve d'une imprudence et d'une indifférence coupables en n'optant pas pour le retrait immédiat des produits dangereux". Elle estime pour sa part qu'aucun élément ne vient étayer la thèse de la supposée supériorité, en termes d'efficacité, de ce médicament par rapport aux autres traitements de l'hyperactivité avec déficit de l'attention".


"FDA withdraws approval for ADD drug", Associated Press, 24 octobre, 2005


ARRI Vol. 19, No 3, 2005

Les taux de glucose sanguin pourraient avoir une incidence sur le comportement

Une récente étude a mis en évidence une incidence des taux de glucose sanguin sur le comportement des enfants présentant un trouble du développement. (Note de l'éditeur : cette constatation pourrait être plus particulièrement intéressante pour les enfants autistes prenant des psychotropes atypiques récents tels que l'olanzapine et la rispéridone, susceptibles d'entraîner de très fortes élévations du glucose sanguin).

Maria Valdovinos et David Weyand ont analysé le comportement d'une adolescente très retardée dans son développement par un syndrome d'Angelman associé à un diabète de type I. Cette jeune fille présentait des comportements agressifs et d'automutilation, et avait tendance à jeter les objets à terre ou à se jeter au sol.

Les chercheurs ont pu faire les constatations suivantes : "Généralement, lorsque ses niveaux de glucose sanguin excédaient les valeurs normales ou atteignaient la limite supérieure, les problèmes de comportement devenaient plus marqués que lorsque les niveaux de glucose sanguin étaient normaux à bas". Le dépassement des valeurs normales s'assortissait plus d'agressivité que de comportements automutilateurs. Aux vues de cette dernière constatation, les chercheurs envisagent que la jeune fille ait pu être plus sensible à la douleur lorsque ses niveaux de glucose étaient au plus haut. Elle se montrait également moins obéissante lorsque son glucose sanguin était élevé.

Valdovinos et Weyand ont précisé que les résultats de cette étude menée auprès d'un seul sujet, devaient être interprétés avec prudence, mais estiment que d'autres études devraient être entreprises afin d'évaluer les effets des niveaux de glucose sanguin sur le comportement des sujets souffrant de troubles du développement.


"Blood glucose levels and problem behavior", Maria G. Valdovinos et David Weyand,Research in Developmental Disabilities, 6 juillet 2005. Adresse : Maria Valdovinos, [email protected]


ARRI 2005, Vol. 19, No 3

Clozaril : un fort risque de diabète

Les nouveaux antipsychotiques dits de la "deuxième génération" ou "atypiques" semblent augmenter de manière significative les risques de diabète. Une nouvelle étude indique que la clozapine (Clozaril) présente en l'espèce un risque particulièrement élevé.

J. Steven Lamberti et al. ont évalué 101 sujets souffrant de schizophrénie ou de troubles schizo-affectifs sous traitement de clozapine prescrite dans le cadre d'un cabinet de médecine de ville. L'âge moyen de ces patients était de 40,4 ans. Après analyse des données démographiques et calcul de l'indice de masse corporelle (IMC) ainsi que du pourcentage de graisse corporelle, les chercheurs ont analysé leurs dossiers médicaux et effectué des tests de glucose sanguin afin de procéder au diagnostic d'un éventuel diabète.

La prévalence des diabètes ainsi détectés était de 25,7 %, contre 14,9 % au sein de la population adulte en général. Les patients étaient en moyenne sous traitement de clozapine depuis 5,7 ans, et les diabètes s'étaient déclarés en moyenne 3,7 ans après le début du traitement. Les patients de couleur et ceux présentant des antécédents familiaux de diabète étaient les plus exposés. Autre point intéressant, aucune corrélation n'a été trouvée entre l'indice de masse corporelle ou le pourcentage de graisse corporelle et les risques d'apparition d'un diabète.

Si les antipsychotiques atypiques s'assortissent couramment d'une prise de poids susceptible d'augmenter les risques de diabète, Lamberti estime quant à lui que la "clozapine peut induire un diabète en affectant directement les cellules bêta du pancréas, la voie du glucose ou d'autres mécanismes indépendants de la prise de poids chez certains sujets plus particulièrement sensibles".

Lamberti et al. ont précisé que d'autres facteurs de risque, tels qu'une alimentation déséquilibrée, le manque d'exercice, la consommation de substances nocives ainsi que la schizophrénie proprement dite avaient également pu élever les risques de diabète chez les sujets de l'étude. Ils concluent toutefois que les "patients sous clozapine courent un risque non négligeable de développer un diabète, sans qu'une comparaison des risques par rapport à ceux inhérents à d'autres traitements antipsychotiques ait encore été clairement établie". Les chercheurs invitent les médecins qui prescrivent la clozapine à surveiller très attentivement les signes d'apparition du diabète chez leurs patients, en particulier si ceux-ci présentent un terrain familial favorable.


"Diabetes mellitus among outpatients receiving clozapine: prevalence and clinical-demographic correlates", J. S. Lamberti, G. O. Costea, D. Olson, J. F. Crilly, K. Maharaj, X. Tu, A. Groman, M. B. Dietz, M. P. Bushey, T. Olivares et K Wiener, Journal of Clinical Psychiatry, Vol. 66, No 7, juillet 2005, 900-6. Adresse: J. S. Lamberti, Department of Psychiatry, University of Rochester Medical Center, Rochester, NY 14642, [email protected]


ARRI Vol. 20, No 1, 2006

Un comité de la FDA préconise l'ajout d'une mise en garde de niveau maximal dans l'étiquetage des traitements de l'hyperactivité avec déficit de l'attention

Un comité constitué par la FDA américaine a recommandé en février d'inclure dans l'étiquetage de médicaments tels que la Ritaline et autres médicaments de traitement de l'hyperactivité avec déficit de l'attention une mise en garde de niveau maximal. Cette préconisation a pris de court la FDA qui avait simplement invité le comité à proposer des études destinées à évaluer les risques de ces médicaments.

Le comité a basé ses recommandations sur un rapport de la FDA révélant 25 décès par arrêt cardiaque, tant chez des enfants que des adultes prenant ce type de médicaments entre 1999 et 2003. Ce même rapport évoquait 54 autres cas de crise cardiaque, d'accident cardiovasculaire, d'hypertension, d'arythmie ou de palpitations chez des patients sous traitement. Les médicaments évoqués dans ce rapport incluaient tant des méthylphénidates tels que la Ritaline, le Concerta, le Methylin et la Metadate, que des amphétamines telles que l'Adderall, le Dextrostat, le Dexetrine et le Desoxyn.

Les médecins qui avaient présenté ce rapport au comité avaient précisé que les stimulants augmentent le flot sanguin et le rythme cardiaque, risquant ainsi d'élever les risques d'accidents cardiovasculaires et d'arythmie. Selon David Graham, "le nombre d'hospitalisations pour cause d'arythmie nous a vraiment étonnés. L'arythmie est considérée comme l'un des prémisses des décès spontanés inexpliqués".

Les données actuelles laissent penser que les médicaments stimulants pourraient plus que doubler les risques de problèmes cardiaques. Le statisticien Thomas Flemming a estimé quant à lui que ces traitements pourraient s'avérer plus dangereux que le Vioxx, médicament contre l'arthrite récemment retiré du marché du fait des risques d'accidents cardiovasculaires et de crises cardiaques qu'il présentait. Andrew Mosholder, expert en matière de sécurité des produits pharmaceutiques, a noté que la structure chimique des stimulants ressemble à celle de l'ephrédra, produit amincissant interdit à la suite de plusieurs décès.

La FDA n'est pas tenue de prendre en compte l'avis du comité. L'un de ses représentants s'est d'ailleurs exprimé en ces termes : "Il n'apparaît pas utile de modifier la situation actuelle. L'étiquetage nous semble pour l'instant satisfaisant". A la suite de ce premier avis formulé par un comité de spécialistes de la sécurité des produits pharmaceutiques, la FDA entend constituer un autre comité composé de pédiatres et de psychiatres.


"Warning urged on stimulants like Ritalin", Gardiner Harris, New York Times, 10 février 2006.

- et -

"ADHD drug medication guide on potential cardiac risks recommended by committee", Food and Drug Administration, texte disponible à l'adresse www.fdaadvisorycommittee.com.

- et -

"Strongest warning suggested for ADHD drugs", CNN, 10 février 2006.


ARRI Vol. 20, No 2, 2006

L'inscription d'une mise en garde de niveau maximal est refusée par le comité de la FDA

Un comité de pédiatres constitué par la FDA a rejeté la recommandation émanant d'un premier comité, également constitué par la FDA, qui préconisait l'ajout d'une mise en garde de niveau maximal sur l'emballage des médicaments pour l'hyperactivité avec déficit de l'attention aux vues des risques d'attaque cardiaque, d'accident cardiovasculaire et de décès spontané qu'ils présentent.

Le premier comité avait fondé sa recommandation sur un rapport de la FDA faisant état de 25 décès par arrêt cardiaque chez des enfants et adultes prenant des médicaments stimulants entre 1999 et 2003. Ce rapport évoquait également 54 cas non mortels de crise cardiaque, d'accident cardiovasculaire, d'hypertension, d'arythmie ou de palpitations chez des patients sous traitement. Un membre du comité avait en particulier précisé que ces médicaments pourraient s'avérer plus dangereux que le Vioxx, médicament contre l'arthrite retiré du marché pour avoir provoqué des accidents cardiovasculaires et crises cardiaques.

Le nouveau comité, constitué cette fois de pédiatres, a pour sa part qualifié la recommandation du premier d'excessive, et suggéré à la place une "amélioration de la communication" à l'adresse des médecins et des patients concernant les risques inhérents à ces médicaments. Comme l'a indiqué Robert Nelson, président du comité, "Les parents ont-ils besoin de s'inquiéter des risques ? En un mot, non".

Les responsables de la FDA ont indiqué qu'ils demandaient aux laboratoires pharmaceutiques d'ajouter sur les emballages de stimulants une mention de contre-indication pour les patients présentant des anomalies du système cardiovasculaire. Mais comme l'a indiqué Robert Nelson au New York Times, "on ne peut pas détecter d'éventuels problèmes cardiaques chez 2,5 millions d'enfants".

Entre temps, le gouvernement canadien invite les patients présentant une hypertension, des problèmes cardiovasculaires ou une hyperthyroïdie à ne pas prendre de médicaments tels que Ritaline, Adderall XR, Concerta, Dexedrine ou Strattera, traitements prescrits pour des troubles tels que l'hyperactivité avec déficit de l'attention et troubles assimilés. Selon Santé Canada, "tous les médicaments contre l'hyperactivité avec déficit de l'attention sollicitent le c�ur et les vaisseaux sanguins� Les effets sont généralement légers à modérés, mais chez certains patients, cette stimulation peut, dans de rares cas, entraîner un arrêt cardiaque, des accidents cardiovasculaires, voire le décès du patient".

Le comité d'experts pédiatres de la FDA a demandé que les médicaments stimulants s'accompagnent d'une mention indiquant les risques d'hallucination. Thomas Newman, membre de ce comité, a estimé qu'entre 2 et 5 pour cent des patients suivant ce type de traitements passaient par une phase psychotique sévère.


"FDA panel: no black box warning for ADHD drugs", Richard A. Sherer,Psychiatric Times, mai 2006.

- et -

"Heart patients should avoid ADHD drugs: Health Canada", CBC News, 26 mai 2006.

- et -

"Panel advises disclosure of drugs' psychotic effects", Gardiner Harris, New York Times, 23 mars 2006.


ARRI 2006, Vol. 20, No 2

Les risques de suicide inhérents au Paxil

GlaxoSmithKline a informé les médecins que le Paxil, antidépresseur à base de paroxétine, pouvait augmenter les risques de tentative de suicide chez les jeunes adultes. Une analyse menée par le laboratoire auprès de 3 455 adultes dépressifs sous Paxil a mis en évidence 11 tentatives de suicide, contre seulement 1 parmi 1978 autres sujets sous placebo. Les patients à l'origine de ces tentatives de suicide étaient pour la plupart de jeunes adultes, et il est apparu, aux vues de cette analyse, que les risques étaient plus particulièrement élevés pendant les premières semaines du traitement.

Un lien avait déjà été établi entre les antidépresseurs et un risque accru de suicide chez l'enfant et l'adolescent. Il s'agit là de la première étude mettant également en lumière une corrélation chez l'adulte.