AUTISM RESEARCH REVIEW INTERNATIONAL (ARRI)
Publication trimestrielle de l'Autism Research Institute
Volume 20, No 1, 2006
Deux études confirment une corrélation entre le flux et le reflux de l'autisme et l'exposition au thimoséral
Deux grandes bases de données indépendantes révèlent que la progression de l'autisme et des troubles du langage a commencé à s'infléchir après que les laboratoires pharmaceutiques aient retiré le thimoséral, conservateur à forte teneur en mercure, de la plupart des vaccins infantiles. Ces données confirment également que ces deux types de troubles avaient progressé de manière régulière au cours des années précédentes, durant lesquelles les enfants se voyaient injecter un nombre croissant de vaccins au thimoséral.
David Geier et Mark Geier ont identifié les cas d'autisme et de troubles du langage consignés dans le VAERS, dispositif américain de signalement des effets secondaires des vaccins (Vaccine Adverse Event Reporting System), qui recense à l'échelle nationale les rapports (émanant principalement de médecins) relatifs aux accidents imputables aux vaccins. Ils ont également identifié les cas d'autisme enregistrés par les services médico-sociaux californiens (CDDS). Ils ont ensuite analysé les courbes de progression des troubles du spectre autistique et des troubles du langage pendant les années 1994 à 2002, et les ont comparées avec les tendances correspondant à la période allant de 2002 à juin 2005.
L'exposition au thimoséral a augmenté tout au long des années 1990, à mesure que la liste des vaccins injectés aux jeunes enfants s'allongeait. Les firmes pharmaceutiques ont commencé à retirer le thimoséral de leurs vaccins en 1999. Les troubles neurologiques étant généralement diagnostiqués à l'âge de trois ou quatre ans, une corrélation thimoséral-autisme revêtirait donc la forme d'une augmentation du nombre de cas d'autisme et troubles apparentés jusqu'en 2002, suivie d'une diminution régulière.
Cette tendance, si l'on en croit Geier et Geier, est exactement celle reflétée par les deux bases de données. « Les tendances, lorsque l'on analyse l'évolution du diagnostic des troubles neurologiques, correspondent directement à l'augmentation puis à la diminution des doses cumulatives de mercure auxquelles les enfants ont été exposés par les vaccins au thimoséral injectés dans le cadre du programme américain d'immunisation », estiment-ils. En outre, disent-ils, « l'amplitude de l'inversion des tendances est considérable » (voir les graphiques ci-après).
Les auteurs ajoutent qu'une troisième série de données, celles du Département américain de l'éducation faisant état du nombre de nouveaux cas d'autisme chez les enfants âgés de 3 à 5 ans, révèle depuis peu une inversion de courbe identique après plusieurs années de progression. En outre, ces résultats viennent étayer un nombre croissant de preuves cliniques de l'extrême toxicité du thimoséral lors du développement du cerveau, et de la vulnérabilité particulière des enfants atteints d'autisme face au mercure.
Les auteurs de l'étude notent qu'à l'époque de la progression de l'autisme dans les années 90, les vaccins représentaient environ la moitié de la quantité totale de mercure à laquelle les enfants se trouvaient exposés. « Les 187,5 microgrammes de mercure apportés par les vaccins, cumulés avec les 164 microgrammes en moyenne de mercure ingéré dans le lait maternel pendant les 6 premiers mois de la vie » indiquent-ils, « dépassaient les normes maximales d'exposition au méthylmercure fixées par l'agence américaine de protection de l'environnement, le ministère canadien de la santé, l'OMS, l'agence l'ATSDR (agence de veille sur les maladies induites par des substances toxiques) et la FDA. Même en excluant toute autre source d'exposition, ces doses excédaient également les normes d'exposition maximale au méthylmercure pendant la première année de vie retenues par l'ensemble de ces organismes à l'exception de la FDA ».
Et Geier et Geier de conclure : « L'analyse actuelle des bases de données du VAERS et du CDDS révèle que des troubles du développement neurologique très spécifiques sont imputables aux vaccins contenant du mercure. De telles conclusions contredisent celles de l'Institut américain de médecine, qui s'appuyaient largement sur l'analyse des données d'innocuité du programme d'immunisation national (NIP) du CDC ». D'autres recherches sur les effets de l'exposition au mercure par les vaccins s'imposent, disent-ils, et ce d'autant plus depuis que l'on sait que l'Institut de médecine a récemment remis en question le traitement des données d'innocuité par le NIP.
Outre la nécessité de réaliser de manière urgente des recherches, estiment-ils, il faut rappeler que le thimoséral est toujours utilisé dans les vaccins pédiatriques contre la grippe ainsi que différents vaccins administrés aux enfants plus âgés et aux adultes, et qu'il est couramment employé dans les vaccins utilisés à l'étranger. En outre, disent-ils, l'Institut de médecine ne va plus dans le sens d'un retrait aussi rapide que possible du thimoséral des vaccins américains.
« Early downward trends in neurodevelopmental disorders following removal of thimerosal containing vaccines », David A. Geier et Mark R. Geier, Journal of American Physicians and Surgeons, Vol. 11, No. 1, 2006, 8-13. Adresse : Mark Geier, 14 Redgate Ct., Silver Spring, MD 20905.
Traduit par é.t.i.c
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