ARRI Vol. 21, No 1, 2007
De nouveaux éléments mettent en évidence d'importantes anomalies dans l'étude d'Eric Fombonne destinée à "innocenter" les vaccins
De nouveaux éléments jettent l'ombre d'un doute sérieux sur les conclusions de l'étude réalisée en 2006 par Eric Fombonne et publiée dans le journal Pediatrics. Pour rappel, cette étude avait prétendu démontrer l'absence de liens entre la progression des troubles envahissants du développement et l'exposition des enfants aux vaccins contenant du thimoséral ainsi qu'au vaccin rubéole-oreillons-rougeole (ROR).
L'étude initiale, menée au Canada, concluait que la progression des TED s'était poursuivie malgré la diminution de l'utilisation de ce vaccin. Pourtant, une analyse du Dr David Ayoub et al. a mis en évidence les anomalies suivantes, tant pour la méthodologie que les conclusions de l'étude :
- La population étudiée par Fombonne et al. reposait sur une seule circonscription scolaire de Montréal, zone qualifiée de "centre d'excellence pour l'autisme" et donc caractérisée par un taux d'autisme supérieur à ceux d'autres régions. Une telle anomalie statistique ne pouvait que fausser les résultats. Ayoub et al. ont réévalué les données, en incluant cette fois les cinq circonscriptions scolaires de Montréal.
- La précédente étude calculait les taux de TED de Montréal, mais les données relatives à l'utilisation du ROR étaient issues de la ville de Québec, située à quelque 250 km. Sur ce point, Edward Yazbak, coauteur de l'étude Ayoub, s'est exprimé en ces termes : "Les taux d'autisme de Montréal ont autant à voir avec les taux de vaccination de Québec que la pollution de Los Angeles avec celle des bus au diesel de Chicago". Ayoub et al. ont en effet découvert que la vaccination ROR avait progressé à Montréal parallèlement à la progression de l'autisme, et qu'une progression particulièrement nette avait été enregistrée lorsque le nombre de vaccins ROR obligatoires avait doublé.
- Fombonne et al. ont affirmé que les enfants de la population étudiée n'avaient pas reçu de vaccins contenant du mercure après 1996, or plusieurs vaccins contenant du mercure ont continué d'être utilisés bien au-delà de cette date.
Ayoub et al. ont soumis leurs conclusions dans un courrier adressé au journal Pediatrics. Le rédacteur en chef du journal a refusé de le publier en ces termes : "J'estime suffisantes les preuves d'absence de liens entre ROR et autisme pour ne pas publier quoi que ce soit de plus sur la question".
"Newly released Canadian data links vaccines with pervasive developmental disorder; National Autism Association calls 2006 Pediatrics study fatally flawed" (les dernières données canadiennes établissent un lien entre les vaccins et les troubles envahissants du développement ; la National Autism Association qualifie de gravement biaisée l'étude publiée en 2006 dans Pediatrics), communiqué de presse, National Autism Association, mars 2007. Ayoub et al. ont présenté leurs conclusions lors d'une réunion de la National Autism Association en mars 2007. Voir également le commentaire de F. Edward Yazbak : "A Tale of Two Cities: Flawed Epidemiology", (épidémiologie biaisée : un "conte de deux villes") à l'adresse www.nationalautism.org.
Traduit par é.t.i.c
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